Lundi 14 avril 2008
 

Du 20 au 30 Avril 2008 Magma Performing Théâtre en résidence au Parapluie à Aurillac

 

   

  Du 20 au 30 Avril 2008 la compagnie Magma Performing Théâtre est accueillie par le Parapluie à Aurillac pour une première période de résidence-création pour son projet d’écriture pour la rue intitulée «  La Jeannine » et qui sera présenté cet été pour le Festival international de théâtre de rue d’Aurillac du 20 au 23 août 2008. Cette résidence sous la forme d’une « cession de recherche et d’expérimentation dramaturgique» autour de l’écriture de Nadège Prugnard et à partir d’un travail d’enquête et de récolte de paroles effectué en région parisienne auprès d’une population dite « marginale », permettra de faire évoluer le travail « d’écriture pour l’acteur » impliqué par le projet et de décider également du nombre d’ acteurs qui travailleront définitivement sur la création pour le festival d’Aurillac.

 

NB /Une deuxième résidence de création (Juin) sera suivie d’une présentation- chantier à Aurillac ouverte au public dont nous communiquerons la date ultérieurement.

 

LA JEANNINE création 2008

Synopsis

 

« La rue a gagné l’image mais a perdu la parole »

 (Onfray In Manifeste pour une esthétique cynique)

 

Il existe peu ou prou de textes de rue à proprement parler et c’est là le défi de notre projet : écrire une pièce de théâtre de rue, sur la rue et pour la rue, mettre en place «  une parole à la rythmique cannibale et hallucinée, un happening de mots qui mordent, une « performance parlante critique de son temps  ».

 

Notes dramaturgiques

« Enterrement « slam-rock » porté par une meute d’hommes furieux. Un texte critique de son temps qui explore le continent noir de l’errance-violence et des sentiments dévastés d’hommes « en rupture …». Clodos, loosers,  caïds tatoués, toxico troués de partout, travelos du sens , philosophe du néant, comédiens ratés, corps infestés de solitude, corps ahuris de drame, la bouche distendue de termes pourris, édentée de verbe, atrophiée de parole,  anarchistes au cri sale et désordonné qui cherchent dans leurs poches un Sahara pour y hurler (…) Godot est mort et son cadavre s’appelle Jeannine ! Et la mort fait bander, c’est une affaire de couilles et de rythme ! Rafales verbales, techno langagière,  contre-uts déflagratoires, démence rhétorique, souffles slammés,  concert organique crachats-renvoies-flatulences-raclements de gorges,  coups de gueules politiques et coup de pied qui se venge sur le chien … JEAAAAAANNNIIIINNEE … ultime cri ultime recours ultime provocation bras d’honneur Posthume qui tente d’arracher quelque chose à l’indifférence du monde JEAAAAAANNNIIIINNEE Cri de révolte contre l’absurdité et le non sens d’une vie qu’ils traversent en titubant JEAAAAAANNNIIIINNEE comme déclencheur de guerre et de rythme JEAAAAAANNNIIIINNEE c’est ce que l’on porte en soi qui tout à coup éclate comme une grenade qui se répand JEAAAAAANNNIIIINNEE  un enterrement fanfare une chanson-rock portée par une meute d’homme qui tentent de formuler l’impossible amour l’impossible tout court  dans l’impossible poème des malheurs qui cassent des abandons qui vident des défaites qui brisent JEAAAAAANNNIIIINNEE une déclaration d’amour urgente–violente impropre malpropre (…) Un tohu bohu convulsif d’impossibles solitudes en mal d’amour » N.P

 

 

Equipe Artistique

 

Direction artistique : Nadège Prugnard

Chargée d’enquêtes et récolte de parole sur le terrain: Stéphanie Robert 

 

Parmi les acteurs invités pour cette « cession de recherche et d’écriture scénique » en résidence au Parapluie :

Yannick Antoine

Luc Blanchard (http://membres.lycos.fr/thcorbeau/LA_Cie.htm)

Belaid Boudellal (acteur Cie les Géotrupes)

Geraud Costet (http://geraud.legroupe.free.fr)

Jean-Louis Debard (voir Women 68 même pas mort)

Pierre Fernandès (Cie Des Champs www.compagniedeschamps.com)

Jean-Luc Guitton (Cie les ravageurs)

Gildas Goujet (www.myspace.com/lesfiances)

Pierre Grammont (www.pierregrammont.com)

Barnabé Perrotey

Dominique Touzé ( Cie Wakan Théâtre http://wakantheatre.com)

 * ?/Ont également été sollicités pour une collaboration ultérieure possible à confirmer sur le projet : Fabrice Gaillard (Cie les souffleurs de verre), Bruno Marchand,  Barthélémy Bompard (Cie Kumulus), Magné Hevard Brekke , Xavier Picou ( www.myspace.com/slamxtatik) ….à suivre

      

Partenaires 

 

SACD DMDTS « Bourse écrire pour la rue »/  Ville de Clermont-Ferrand/ Conseil général du Puy de Dôme/ Conseil régional d’Auvergne/ Le parapluie à Aurillac Festival Eclat/ Théâtre et ville d’Aurillac / Drac Auvergne  et avec le soutien du TRANSFO

 

Pour les enquêtes menées par Stéphanie Robert nous tenons à remercier la compagnie Sdouf, le SAMU social du 14ème  et du 12ème à Paris (Farid Mouaci et Brigitte Lucas), l’atelier d’écriture de la rue Ridder animé par Babeth, La moquette à Paris (Frédéric Signoret ainsi  que Martine et Abdel), Caroline des restau du cœur camion République,  Alida du Secours Catholique de la « nuit blanche solidaire pour le logement » et tous les hommes qui nous ont confiés leur histoire : Guy Yacé (Kool shen), Gégé, Xavier, Francis, Redi et Luc, Dimitri, Bernard et Bertrand, Monsieur Moreau, Daniel, Patrick, Sacha, Cécile et Edouard (punk in love), Corinne, Igor et Titi, Xavier Marco de la goutte d’or, les zonards de Pigalle, et tous ceux qui trainent et gueulent dans la nuit …

 

 

Le Parapluie à Aurillac

Centre international de création artistique, de recherche et de rayonnement pour le théâtre de rue

 

En 2004, l’Association ECLAT, productrice du Festival s’est doté du "PARAPLUIE - Centre international de création artistique, de recherche et de rayonnement pour le théâtre de rue " et premier lieu de fabrique construit de toutes pièces et dédié au théâtre de rue. Situé à Naucelles, sur la Communauté d’Agglomération du Bassin d’Aurillac, le Parapluie est composé de véritables espaces de travail (ateliers spécifiques de construction, studio de répétition et espace extérieur aménagé pour l’installation de chapiteaux) et permet ainsi la construction et la mise en œuvre des projets de spectacles des compagnies accueillies en résidence. S’ajoutant au lieu d’hébergement, ce lieu de fabrique donne aujourd’hui au Festival d’Aurillac les moyens d’accueillir et d’accompagner les artistes tout au long drocessus de création et toute l’année.


http://www.aurillac.net/parapluie.htm et aussi http://www.aurillac.net



Jean Marie Songy ( directeur du Festival d'Aurillac)









 

 

  WOMEN , 68 même pas mort

Brut de Béton production en tournée en mai…

 

Rendez- vous le 3 mai 2008 sur France Inter /Emission Studio Théâtre de 18H à 19H « spéciale mai 68 »  présentée par Laure Adler

 

Pour ceux qui n’ont pas entendu le dernier texte «  Women 68 même pas mort » de Nadège Prugnard

Les prochaines dates


Vendredi 25 avril à 20h30

Week-end de l’Entre-Sort de Furies tel 03 26 65 90 06

Salle rive gauche

15 rue de Fagnières 51000 Châlons en Champagne

 

1er Mai à Boeng

18H30 Cinéma l’Entracte

 

 Mardi 6 mai 2008 à 20h

Théâtre de l’institut Marcel Rivière tel 01 39 38 77 09

Avenue de Montfort La Verrière 78321

 
Jeudi 8 mai 2008 à 20h30

L’Olympic Café tel 01 42 52 29 93

20 rue Léon Paris 18ème ( metro Château rouge)

 
Samedi 10 mai 2008 à 20h30

Espace Jemmapes tel 01 48 03 11 09

116 quai de Jemmapes Paris 10ème

   

13 mai à 20H

Cinéma « les Ambiances » à Clermont Ferrand

 

Mercredi 21 mai 2008 à 20H33

La baie des singes tel 04 73 77 12 12

6 avenue de la République Cournon 63800

   

22 Mai à 20H30

« Salle Jeanne D’arc » au Puy en Velay

 

31 mai à 21H

Salles des fêtes de Brioude (63)

    

 RENSEIGNEMENTS BRUT DE BETON PRODUCTION

www.brut-de-beton.net

brut-de-beton@orange.fr 

06 08 46 69 44

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En Images

A propos de Nadège Prugnard  et Magma Performing Théâtre 

Emission le Chant du coq sur Clermont Première animée par François Constantin

Lien vidéo http://www.clermont1ere.com/programme_liste.php?em=35&id=1430&page=1

t aussi

MONOÏ

http://www.rueleon.net/tv/tv.rueleon.php?Id=307

Video MAMAE

http://tv.rueleon.net/tv.rueleon.php?Id=323

Video Women

 http://tv.rueleon.net/tv.rueleon.php?Id=324

 

 

par Magma Performing Theatre
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Jeudi 13 mars 2008

LECTURE

 

Suzanne takes you Down

Flash-Back Poétique 39-45

 

texte-S.jpgLe 21 Mars à 12H30 à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand dans le cadre du Festival « A suivre » initié par la Comédie Scène nationale de Clermont-Ferrand.

 

De et par Nadège Prugnard

Création vidéo (Avril 2006) de Marc Geneix

 

Partenaires : Magma Performing Théâtre  Compagnie D.F dans le cadre des chantiers «  Mer forte à agitée » et Comédie scène nationale de Clermont-Ferrand

 

 

Le projet

Suzanne takes you down est né d’une écriture de terrain à savoir de rencontres, témoignages, récolte de paroles auprès de personnes ayant vécu la deuxième guerre mondiale en région auvergne. Le travail d’écriture s’est construit autour de la question de la résistance mettant en abîme la période 39/45 et notre société actuelle.

 

Une première étape d’écriture « verbe et viging » autour du projet Suzanne takes you down a été présenté en avril 2006 dans le cadre des chantiers « Mer forte à agitée » initiés par la compagnie dramatique D.F à Clermont-Ferrand. Cette première proposition dramaturgique a été imaginée en collaboration avec le plasticien-videaste Marc Geneix  .

 

Le texte

 

Suzanne nom de code « Takes you down » Prostituée syphilitique fusillée en 39/45 hante le théâtre pour dire son histoire, pour redire l’endroit de sa propre mort et à travers elle convoquer cette période noire qu’a été la guerre de 39-45. Les visages grouillent autour d’elle, dans les plis de sa robe viennent se cacher les yeux des femmes et des enfants, la mémoire déchirée des corps dissimulés sous terre, le souvenir des montagnes bleues, la rage de vivre sous le ciel rouge. Suzanne n’est plus. Elle est robe qui parle, tissu de mots, inventaires de noms , poème monument aux morts, texte du dessous de la terre, fil rouge d’une pulsation obsédante et organique, train de la bousculade des corps séparés dans la nuit, song underground qui « takes you down appel à l’autre, cri, acte de résistance.

 

LA MONTAGNE AVRIL 2006

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« On ne présente plus Nadège Prugnard, un verbe lacéré, une écriture du cri, du râle, de l’invective de la profération jamais admise. Son  Flash poétique, une immersion en apnée, une mémoire déchirée et une vidéo à l’esthétique religieuse de Marc Geneix … » R.D

 

 « Les asticots grouillent autour d’elle, sur les plis de sa robe illusion métaphorique d’une projection sur cette période noire qu’a été la guerre de 39-45. « Suzanne, Takes you down » l’un des tris florilège expérimentaux du chantier-laboratoire « Mer forte…à agité ! » qui s’annonce en « avis de tempête » Sur la scène de la Cour des 3 Coquins, l’auteure comédienne de ce flash-back poétique, Nadège Prugnard endosse la robe de Suzanne, qui mène tonitrua réquisitoire, bouleversant de cette mémoire « déchirée tordant  le langage en pulsions et en cris » pour rendre hommage à tous ces noms, ces anonymes victimes d’un temps ou régnait cette « bête immonde » Une démarche singulière qui réside dans une écriture d’urgence mêlant des mots et des maux. »A.D



Renseignements
http://www.lacomediedeclermont.com/
04 73 17 01 80
entrée libre

par Magma Performing Theatre
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Jeudi 13 mars 2008

Du 19 au 21 Mars à 20H30 à l’ENITA à Lempdes (63)

 

Pour fêter les 10 ans anniversaire du Laboratoire de création théâtrale de l’Enita dirigé par Nadège Prugnard. Nous vous invitons à venir découvrir une « expérimentation improvisation » artistique intitulée :

 

Le Banquet 

Qu’avons-nous fait du ciel ?

 

D’après des textes d’Antonin Artaud, Gilles DEleuze, Xavier Durringer, Peter Handke, Philippe Minyana, Nadège Prugnard, et du recueil de slam poésie «  Blah Blah Blah » ( Ed° Florent Massot)

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Histoire d’une fin soirée envinassée, d’une jeunesse désillusionnée-enragée qui parle, scande, scatte, slam, éructe les mots et les maux du monde d’aujourd’hui . 

Une mariée mange des fleurs. Une fille en rouge se verse une bouteille d’eau sur la tête et hurle. Un homme cherche des clefs. Un autre court pour combler le vide infini. Une fille en noir s’allonge sur le sol. Un mangeur de bananes déclare sa flamme à Romane Bohringer. Un homme se prend pour Antonin Artaud. Une fan des Sex Pistols se love au micro. Un homme ivre se cogne violemment la tête sur un mur. C’est sans dessus dessous. C’est sans dessous dessus. C’est un cri nu : «  Qu’avons-nous fait du ciel ? ». On cherche le ciel au fond de ses poches, au fond des mots. On erre de table en table, entre vide et plein, soleil et cri. On gueule, on trinque, on danse, on se bat avec le corps et les mots. On se bat avec les maux . On se barbouille le visage en rouge et noir, les couleurs d’une humanité à la dérive, la guerre. La fille en rouge pleure « Qu’avons-nous fait du ciel ?»

 

« Croire au monde, c’est ce qui nous manque le plus ; nous avons tout à fait perdu le monde, on nous en a dépossédés. Croire au monde, c’est aussi bien susciter des événements, même petits, qui échappent au contrôle, que faire naître de nouveaux espaces-temps, même de surface ou de volume réduit. C’est au niveau de chaque tentative que se juge la capacité de résistance ou, au contraire, la soumission à un contrôle. » Gilles Deleuze

 

Avec Sandra Aleksy, Anaïs Beduet, Laureline Bes De Berc, Florent Blanctel, Florent Cottin Frédéric Douhard, Ulrich Herlez , Claire Junker et  Jonathan Kirchner

 

Direction artistique Nadège Prugnard

 

Partenaires Magma Performing Théâtre en convention avec l’ENITA ( Ecole nationale d’Ingénieurs en travaux agricoles) de Clermont- Ferrand et avec le soutien de la DRAC Auvergne. La compagnie Magma Performing Théâtre est en convention avec la 2Deuche à Lempdes dans le cadre du LACTE. Nous remercions le conservatoire Emmanuel Chabrier et le BDE de l’Enita , Gilles Nebout et Sandra Aleksy Magma Performing Théâtre est en convention triennale avec la ville et le Théâtre d’Aurillac

 

les réalisations du LACTE
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1999 Variations sur un même t’aime (scénettes issues du répertoire classique et contemporain)  direct° artistique Nadège Prugnard

2000 Compte de famille à l’usage des grandes personnes (Théâtre contemporain d’Après l’Eveil du Printemps de Wedekind et Chroniques des nuits entières de Xavier Durringer) direct° artistique Nadège Prugnard

2001 Zoo de nuit (Spectacle déambulatoire  d’après l’œuvre de Dario Fo) direct° artistique Nadège Prugnard et  Woyzeck de Buchner direct° artistique Nadège Prugnard

2002  K barré (De Nadège Prugnard) direct° artistique Nadège Prugnard et  Comédia Dell’ art  direct° artistique Yannick Antoine

2003 Heros limite (courts métrages performances) direct° artistique Nadège Prugnard et  Les Naufragés direct° artistique Philippe Boelay

2004 Angel’s in América / direct° artistique Philippe Boelay et Il serait temps d’envisager enfin un suicide collectif (performance body painting  d’après le désir attrapé par la queue de Pablo Picasso) direct° artistique Nadège Prugnard

2005 Dostoïevski-Trip de Vladimir Sorokine direct° artistique Nadège Prugnard et le Dragon direct° artistique Philippe Boelay

2006 Action Baiser-Gifle (d’après l’œuvre de Rodrigo Garcia) direct° artistique Nadège Prugnard et Incendie direct° artistique Philippe Boelay

2007 Kirk est mort ( De Nadège Prugnard à partir des textes et improvisations des étudiants )directi° artistique Nadège Prugnard

A ne pas manquer Le LACTE proposera fin mai à L’Enita un spectacle « parole et musique »  dirigé par Marielle Coubaillon et Jean Louis Bettarel,  ainsi qu’ un spectacle de la compagnie Show devant «  Pretty Zab et Jojo Liqueur présentent l’amour , l’amour l’amour »

 

 

par Magma Performing Theatre
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Jeudi 13 mars 2008

Women, 68 même pas mort

« De la haute couture ourlée provoc, surfilée agit prop, brodée de sainte profanation » (R. Duclos)

 

Brut de Béton Production organise une tournée du spectacle Women 68 même pas mort entre le 15 avril et le 10 juin 2008 en province et région parisienne. Pour connaître les dates et lieux des représentations  merci de contacter Brut de Béton production 
http://www.brut-de-beton.net et 06 08 46 69 44

 

 

LIBERATION

Samedi 8 Mars 2008 article de Annick Faurot

 

WOMEN /68

Même si leurs vinyles de Leonard Cohen craquent comme leurs genoux, les trois soixante-huitardes se dressent encore pour gueuler. Le sang qui leur bat aux tempes est aussi bouillant que celui qui alimentait leur rage rouge le 13 mai 1968 à Clermont- Ferrand. Ce jour-là, Marie-France jetait les pavés et s’essayait à des phrases sur le sort des masses dans l’ombre des mecs. Mathilde, vierge hystérisée par les grèves, se mettait nue devant une affiche du Ché. Simone, enceinte, refusait l’antimariage que Michel lui imposait : «Nothing left to lose, j’voulais crever en écoutant Janis Joplin dans ma Simca 1000.» Ah, Michel… Les trois hippies binoclardes convient à la noce tous les Michel, les bons et les mauvais, que leur mémoire des noms vacillante et pernicieuse leur envoie. Michel Foucault, Michèle Halimi… et un certain «Michel Narkozy», «Doc Gynéco du statu quo», «CRS-SS de l’injustice». «Même pas mort Mai 68», hurle Marie-France, «Oui monsieur, le soleil brille toujours derrière les collines». Nadège Prugnard, l’auteure, a exhumé ce temps interdit où l’on buvait du thé au LSD, où des Mathilde laissaient tomber «Barbara Cartland commentée par Deleuze» pour aller s’entraîner à l’orgasme au Lieu des possibles, où les Simone accouchaient sur le pavé de petites Suzanne bientôt désespérées. Comme si son flot, nourri de l’énergie testostéronée des trois comédiennes, devait rendre son souffle au «grand cadavre à la renverse».

 

LA MONTAGNE

Mardi 4 mars 2008  article de Roland Duclos

 

Saine trinité au trinitrotoluène : De la haute couture ourlée provoc, surfilée agit prop, brodée de sainte profanation

Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette, beuglait un slogan (‘ de crin) que les situationnistes priapistes glissaient en 68 dans les culottes des zouaves du pouvoir. Ces derniers n’ayant toujours pas digéré la privauté, le mot d’ordre n’apparaît plus jamais d’actualité, porté par Women, trois femelles qui en ont encore ! Quarante ans après ? Après tout, après elles le déluge : après le beau temps les pévés, après la morale dépavée la rue dépravée. Le tout contre la douche froide de la libération avancée. Cette ensainte trinité immaculée par surprise par la grâce du verbe incendiaire de Nadège Prugnard et la provocante confusion des sexes engrossée par Boussagol « Simone », maquillée comme une Simca 100 en chaleur, « Mathilde » Pierre Court repeinte en poussin mort hystérique et « Marie France » Debard en lanceur de pavés converti aux amphétamines libertaires, tronçonnent leurs souvenirs d’anciennes combattantes  incontinentes avec une sauvagerie de Katangais de l’érection verbale. Soleil rouge, brasier cannibale : 68 a tout inventé «  Michel Narkozy, curé de la régression » n’a rien compris. Women, jouissif anti Monologue du Vagin, lève ses jupes et pète au nez de la dysneylandisation de la culture. Ceux qui n’ont pas saisi «  ce qu’il y a de subversif et de positif dans le refus des contraintes, ont dans la bouche un cadavre » prophétisait Raoul Vaneigem .La charge est féroce, les dégâts collatéraux imprévisibles. Y compris dans les rangs des biens pensants d’une incertaine orthodoxie révolutionnaire recyclée baba-bio. Women  est aussi une formidable performance d’acteurs qui enragent sans complexe la nudité des maux , la crudité des mots. La recette de l’auto suffisantce selon Nina Hagen est un grand morceau d’anthologie bilinguiste .Bienheureux ceux par qui le scandale arrive : Cours camarade, le vieux monde se rapproche.

 

Jacques Livchine, blog du Théâtre de l’unité, février 08

Le texte est débité comme un impétueux torrent, c'est du verbe en rafale, des

salves d'éjaculation verbales. Je trouve ça beaucoup mieux que le concert de

Slam fadasse auquel j'ai assisté la semaine dernière. L'écriture est hargneuse.

Ce qui est important c'est cette santé, cette rébellion qui souffle encore dans le

corps de ces 3 femmes. parfois le verbe laisse place à des chansons, et on se dit

"Mais ils chantent bien" , ce qui est rarement le cas pour des comédiens.

Pas de place pour la nostalgie, le texte raconte 68 par le souffle, c'est épique au

sens brechtien du terme.


 

CASSANDRE
Valérie de Saint DO ,Cassandre, hiver 08 N° 72

Quand l’ours devient mémé rouge

Il ne nous avait pas vraiment habitués à ça, Boussagol, ce vieux compagnon de

route dont nous apprécions, non sans critiques et joutes verbales, les idées

noires aussi grinçantes que celles de Franquin. Qui l’eût imaginé façon Janis

Joplin sur le retour chantant le blues ?

Lui qui aime tant à mettre les femmes sur scène s’expose ainsi travesti dans

Women. (…) Une évocation mi-road-movie mi-rock’n roll des parcours de trois

combattantes, anciennes de mai 68, servies vigoureusement dans l’émotion et

l’humour par les « mémés rouges » : Bruno Boussagol, Jean-Louis Debard,

Pierre-Marius Court. La partition de l’auteur, vive et rythmée, ponctuée par des

ritournelles aussi obsédantes qu’une balade de Led Zep, déploie en accéléré

sous nos yeux le kaléidoscope d’une époque chamarrée d’illusions politiques,

amoureuses et poétiques, que l’on voudrait ne pas croire entièrement dissipée.

 

 


Et aussi

Women 68 même pas mort  vu par Daniel Martin sur France culture
emission "Tout arrive" présentée par Arnaud Laporte /10 mars 08

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/toutarrive/fiche.php?diffusion_id=60633

(…) Ce spectacle s’appelle WOMEN. Il est sous-titré 68 MÊME PAS MORT.

Nadège Prugnard est une jeune dramaturge bourrée de talent. Elle a gagné

énormément en écriture, en rapidité, en narration sur ce texte. Ce texte est

formidable. (…)

C’est une forme d’oratorio pour trois vieilles « soixante-huitardes » interprétées

par trois comédiens qui ont un certain âge, qui sont en robe -ça n’a rien à voir

avec du travesti. Ils sont sur scène avec leur calvitie, leurs rides, leur pesanteur.

Chacun va porter l’histoire d’une femme et au résultat c’est un spectacle

iconoclaste, complètement tendre, sensible, extrêmement drôle, extrêmement

violent, et comme il est écrit par quelqu’un qui a une trentaine d’années, c’est un

spectacle qui est à la fois très politique aujourd’hui, très féministe, extrêmement

violent, très actuel.

C’est vraiment dans cette année commémorative le spectacle qu’on devrait voir

absolument dans toutes les grandes scènes et dans tous les grands festivals

(…).

 

par Magma Performing Theatre
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Mercredi 6 février 2008
Du 14 au 22 février 2008
Au Lavoir Moderne Parisien 
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Magma Performing Théâtre et le Lavoir Moderne Parisien
présentent M.A.M.A.E. de Nadège Prugnard.
 
« Sexe, drogue et Rock and Roll ! »
 
 « Avec Nadège Prugnard, la parole sort de ses gonds, elle fait du théâtre le lieu d’une stimulante liberté imprécatoire. »
Jean-Marc ADOLPHE, Mouvement.net, janvier 2008
 
« …une personnalité hors du commun, une auteure qui n’y va pas par quatre chemins(…) Nadège Prugnard a l’écriture volcanique, éruptive de celle qui donne le tournis, qui vous fait rire et fait mouche tant ses mots agissent comme de l’huile sur des plaies jamais fermées venues de l’enfance.»
Marie Josée SIRACH, L’humanité, janvier 2008 
 
« Un vertige verbal …Bécassine déniaisée par Artaud, engrossée par Céline, écorchée vive par Bataille» 
Roland DUCLOS , La Montagne
 
M.A.M.A.E.

Meurtre Artistique Munitions Action Explosion  mdo_bouche.JPG
les 16, 20, 21 et 22 février 2008 à 19H15 au Lavoir Moderne Parisien
Video MAMAE
http://tv.rueleon.net/tv.rueleon.php?Id=323

Texte de Nadège Prugnard Mise en scène  Marie-Do Fréval 
Avec
Véronika Faure,
Marie-Do Fréval,
Sophie Million,
Johanne Thibaut,
Juliette Uebersfeld
et Tessa Volkine

 
Aperçu des attaques suicides perpétrées par des artistes 

Six actrices «   s’explosent » face au public. Une mort publique et théâtrale. Un acte subversif. Elles en ont gros sur le cœur et ça déborde dur. 6 demandes d’amour urgentes violentes. Parole en arme. Une Machine de guerre. Pour élargir la liberté impossible. Un texte provocateur et jouissif. Rapide et violent. Parole rythmique. Techno langagière. Une performance « Parlante ». Éclats. Fulgurances. Un texte  boomerang, de la vitesse du message sans accusé de réception. M.A.M.A.E nous arrive  en pleine face comme une claque esthétique verbale engagée et désespérée.





Photo : Christian Peter
Marie Do FREVAL dans MAMAE lors d'une "étape chantier déambulatoire " au Théâtre du Chaudron

Ce qu’en dit la presse :

« …sans artifice, sans rien d’autre que leurs corps et leurs voix qui viendraient parasiter le sens des mots, le choc des phrases qui se bousculent, s’emmêlent dans un tourbillon incessant. (…). D’opprimés, les dominés deviennent des insoumis. Cela passe par le corps, la langue, une écriture qui ne s’embarrasse pas de concepts, mais qui s’inscrit dans un présent, notre présent jusqu’à le mettre sens dessus dessous. »
Marie Josée SIRACH, l’Humanité
 
« Enfin un théâtre qui sort ses tripes, qui crache son venin, qui vomit sa rage (….) Six anges exterminateurs qui livrent une performance hors norme, monstrueusement convulsive : l’invention d’un grand opéra de la contagion ! Six divas qui poussent des contre-uts déflagratoires et démontent la gamme du consensus théâtral avec des voluptés sybarites. De la haute voltige imprécatoire et déclamatoire réglée comme une inquiétante bombe à retardement ».
Roland DUCLOS , La Montagne
 
 
« Si M.A.M.A.E était un morceau de jazz, il pourrait être signé Charles Mingus. Avec en fil rouge une pulsation obsédante et organique brisée par de soudaines éruptions de stridences et de provocations, avec un humour féroce et politique, avec des impressions de sang, de larmes et de sueur, et d'un bout à l'autre, malgré des plages de rêveries et de tendresse, un grondement de révolte et de colère. »
Guy DEGEORGES , Un soir ou un autre
 
 
Partenaires : Comédie scène nationale de Clermont-Ferrand /Drac Auvergne/ Conseil Régional d’ Auvergne/ Conseil général du Puy de Dôme/ Ville de Clermont-Ferrand/ / Théâtre de l’Ephéméride à Val de Reuil/ Les Contre plongées de l’Eté 2005 à Clermont-Ferrand/ Théâtre du Chaudron à Paris/ La Générale à Paris et avec le soutien de Sémaphore à Cébazat et du Théâtre du Corbeau Blanc / création 2006
 
Lavoir Moderne Parisien
35 rue Léon 75018 Paris
Métro Château rouge – Marcadet Poissonniers
Informations réservations 01 42 52 09 14 ou resa@rueleon.net
Tarif plein : 15€ Tarif réduit : 10€
http://www.rueleon.net


Nadège Prugnard est auteure metteur en scène associée au théâtre d’Aurillac
La Compagnie Magma Performing Théâtre est en convention triennale de résidence avec la ville et le théâtre d’Aurillac.


Et aussi du 13 au 22 février 2008 Brut de béton Productions et le Lavoir Moderne Parisien
présentent Women de Nadège Prugnard.
 
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68 Même pas mort 
du 14 au 22 février 2008 à 21h au Lavoir Moderne Parisien
(relâche le dimanche 17 février 2008)

 
Conception /réalisation Bruno Boussagol
Texte et mise en écriture Nadège Prugnard
Avec Bruno Boussagol, Pierre Marius Court et Jean-Louis Debard

 
Le pavé dans la main

« 3 copines de 40 ans », 3 « mémés rouges »  sortent de leur retraite, bouleversées que MAI 68 soit liquidé comme un mauvais souvenir. « J’ai 73 ans et c’est pas des pe