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Ce blog se propose de donner à voir à entendre ou à vivre l'actualité de nadège Prugnard - auteure, metteur en scène et comédienne, et informer des spectacles, créations, chantiers et évènements artistiques produits par ou avec Magma Performing Théâtre.

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Novembre 2018 avec Magma Performing Théâtre et Nadège Prugnard

Magma Performing Théâtre et Nadège Prugnard vous donnent rendez-vous à Culture Commune, Loos en Gohelle pour la création de "No Border" de la compagnie HVDZ, texte et interprétation Nadège Prugnard, mise en scène Guy Alloucherie et une nouvelle étape de création du projet "Les Bouillonnantes", Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon. 

 

"No Border" 

Mise en scène : Guy Alloucherie 

Ecriture et interprétation : Nadège Prugnard 

Compagnie HVDZ - création 2018 

Premières représentations 

20, 21 et 23 novembre à 20h - tout public

19 et 22 novembre à 14h30 - scolaire 

Culture commune - scène nationale du bassin minier du Pas de Calais

Loos en Gohelle ( 62) 

 

"Pas Pieds" 

Installation artiviste de Julie Romeuf et Nadège Prugnard

15 novembre à Avion, Rue Bianchi

16 novembre à Loos en Gohelle, Place de la Mairie

20 novembre à Loos en Gohelle, Base 11/19 

Organisé par Culture Commune par la cie HVDZ 

 

"Les Bouillonnantes" création décembre 2018

Théâtre des Ilets - CDN de Montluçon (premières 4-5 et 6-7 décembre) 

Coécriture Nadège Prugnard et Koffi Kwahulé

création musicale Camille Rocailleux

Direction artistique Carole Thibaut

Résidence de création 

Du 26 novembre au 1er décembre

 

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Novembre 2018 avec Magma Performing Théâtre et Nadège Prugnard

"No Border" 

Mise en scène : Guy Alloucherie

Ecriture et interprétation : Nadège Prugnard  

Compagnie HVDZ - création 2018 

Premières représentations 

20, 21 et 23 novembre à 20h - tout public

19 et 22 novembre à 14h30 - scolaire 

Culture commune - scène nationale du bassin minier du Pas de Calais

Loos en Gohelle (62) 

 

Mise en scène: Guy Alloucherie
Ecriture et interprétation : Nadège Prugnard
Chorégraphie : Pascaline Verrier
Création sonore : Forbon N’Zakimuena et Simon Masson
Création vidéo : Jérémie Bernaert
Création Lumière : Claire Lothioir
Artistes sur le plateau : Nadège Prugnard (comédienne) / Blanca Franco (danse et cirque) / Sébastien
Davis Vangelder (danse et cirque) / Mourad Bouhlali (danse et percussion corporelle) / Hervé Sika
(Danseur) / Forbon N’Zakimuena (musique live)

 

« NO BORDER est un texte inspiré d’un travail d’écriture de terrain que j’ai mené pendant deux ans à arpenter la « Jungle » de Calais à la rencontre des exilé(e)s hommes et femmes qui fuient la guerre et la dictature dans leurs pays et qui espèrent trouver asile en Europe. NO BORDER est un « poème » ininterrompu, pensé pour 1 ou 15 ou X (acteurs chanteurs danseurs et circassiens), un monologue pluriel et haletant imaginé comme la flamme fragile que se passe de main en main les coureurs de marathon. Il n’y a pas « d’histoire » à proprement parler, NO BORDER c’est une sorte de tour de Babel, un édifice d’âmes multiples qui s’inscrit dans l’écriture comme un impétueux torrent, comme une vague qui submerge, c’est une lutte âme à âme qui parle du combat du vouloir vivre de celles et ceux qui franchissent les océans les murs les frontières au péril de leurs vies et que je tente de construire en miroir avec nos propres migrations intimes, nos propres errances et questionnements sur la question des moteurs de la violence d’aujourd’hui, de la « déshumanisation » , du sens de la communauté et de l’état de notre démocratie. NO BORDER, c’est une odyssée faite de milles voix, mille espoirs inassouvis, mille révoltes inconsolables, c’est aussi en filigrane l’histoire de ma propre traversée à arpenter sans relâche le ghetto calaisien nommé « Jungle » à la rencontre des exilé(e)s au bord du monde. » Nadège Prugnard

 

« Comment parler de cette histoire sans redire ce qu’on sait déjà et dire que rien ne bouge, que ça s’empire, que c’est une honte de traiter des gens de la sorte, des gens dont le seul tort est de fuir des pays en guerre, comme la Syrie ? Comment trouver la forme poétique qui parle de tout cela, qui parle des gens, qui rend compte des témoignages, qui rend compte de la solidarité des gens, des associations, et des groupes de migrants entre eux, des fêtes qui s’organisent dans les camps, des chants, de la musique, de la vie qui s’organise malgré tout dans la Jungle ? Comment rendre compte de tout cela, si ce n’est qu’il faut trouver une écriture, une forme d’art qui tiendrait de la réalité, pour la dénoncer et aussi en faire une force de vie ? Après Angelica Liddell et le spectacle Aimer si fort, inspiré de la Maison de la Force, aujourd’hui, c’est avec la force artistique de Nadège Prugnard qui sait jouer de la poésie, du formel, de l’émotionnel et de la violence, combinée à notre manière de travailler avec acrobates et danseurs, que nous réussirons à faire des réfugiés, des Sublimes. » Guy Alloucherie

 

Réserver des places : 

Tarif plein 10€, réduit 5€, solidaire 3€ 

par téléphone  +33 (0)3 21 14 25 55

par courriel : billetterie@culturecommune.fr

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La presse en parle

« Les cris cognent contre nos propres fêlures, mais l'inverse aussi. Tous les mots circulent d'un Je à l'Autre dans cette mélopée bestiale, et ces reflets incessants traduisent la parole commune des expatriés d'un monde où l'on a délogé la tendresse." Génica Backynski, L’Humanité, Avril 2018

« No Border est un démontage poétique, une tresse qui mêle sa vie intime, ses fêlures, avec les drames de ces êtres humains à la fois « morts et vivants » » Clarisse Fabre, Le Monde, Février 2018

"Moment intense. On est suspendus à ses lèvres [...] Lever les frontières, faire tomber les murs [...] Alors Nadège Prugnard dégaine ses armes, les seules qu'elles possèdent, des mots pour retrouver notre dignité perdue." Marie-Josée Sirach, L'Humanité, Juillet 2017

« Mots crus en intraveineuse, langues tout en cris, larmes et tambours, rythme enflammé par la lave de l’émotion… Nadège Prugnard éruptive et sensible, sait nous parler d’eux, de nous. Elle nous réapprend à écouter ce grand hurlement de l’Histoire, là, tout proche. » Stéphanie Ruffier, théâtre du blog, avril 2017

Novembre 2018 avec Magma Performing Théâtre et Nadège Prugnard
Novembre 2018 avec Magma Performing Théâtre et Nadège Prugnard
Novembre 2018 avec Magma Performing Théâtre et Nadège Prugnard

"Pas Pieds" 

Installation artiviste de Julie Romeuf et Nadège Prugnard

15 novembre à Avion, Rue Bianchi

16 novembre à Loos en Gohelle, Place de la Mairie

20 novembre à Loos en Gohelle, Base 11/19  

Organisé par Culture Commune en complicité avec la cie HVDZ 

 

« Qui suis-je encore quand mon visage, mon nom, la fleur de ma jeunesse, ma langue, ma voix, ma mémoire sont restés là-bas ? » Fadwa Souleimane  

En 2015, Nadège Prugnard et Julie Romeuf ont récolté des messages et chaussures des exilé.e.s demeurant dans le bidonville surnommé « Jungle » à Calais. Une installation politique et poétique en réaction au déni d’humanité qui persiste en Europe. Un édifice « d’âmes multiples » qui questionne les moteurs de la violence d'aujourd'hui et l'état de notre démocratie.

"Le décor a un peu changé dans les rues […] en sortant de chez eux, ces derniers jours, les habitants n’ont pas tardé à découvrir des mètres de chaussures, disposées au sol en file indienne. Un seul pied de chaque paire pour symboliser la perte, ou le manque.

Chaque chaussure est lestée avec du sable, dans lequel est planté un petit bâton brandissant un message : « Au secours » ; « J’ai faim » ; « « Avant j’étais gardien de chèvres au Kurdistan ». Plus loin : « Je voudrais être un oiseau ». Ou encore, en anglais, « Europe plays with my life » (l’Europe joue avec ma vie). On croirait entendre les voix chuchoter » Clarisse Fabre, Le Monde, Octobre 2017

« Alors quand Nadège Prugnard […] a déployé dans la ville une installation matérialisant la situation des migrants, cela n’est pas passé inaperçu […] une longue file de chaussures, chacune lestée de sable. Un petit drapeau blanc est planté dans chaque godillot passablement usagé, sur lequel on peut lire des choses comme « Je suis Ayman », « je m’appelle Jérusalem et toute ma famille est morte sur la route d’Atbara qui mène à Khartoum », « Avant j’étais gardien de chèvres dans le Kurdistan », « Où aller ? », « Mis à part les sanglots rien ne contracte ma gorge », « No border ». »  Jean-Pierre Thibaudat, Médiapart, Octobre 2017

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Cécile Dureux

Cécile Dureux

"Les Bouillonnantes" création décembre 2018

Théâtre des Ilets - CDN de Montluçon (premières 4-5 et 6-7 décembre) 

Coécriture Nadège Prugnard et Koffi Kwahulé

création musicale Camille Rocailleux

Direction artistique Carole Thibaut

Résidence de création 

Du 26 novembre au 1er décembre

 

DISTRIBUTION
Textes : Nadège Prugnard & Koffi Kwahulé
Musique : Camille Rocailleux
Coordination artistique : Carole Thibaut
Avec Nadège Prugnard, Valérie Schwarcz, Carole Thibaut, accompagnées de 2 muscien.ne.s

Crédit Photo : Cécile Dureux

 

Le projet Les Bouillonnantes est né de l’envie de l’auteur ivoirien Koffi Kwahulé d’interroger des femmes habitant des quartiers de Montluçon sur la perception sensible qu’elles ont de leur histoire et de leur quartier. Ce désir a rencontré celui de Nadège Prugnard, écrivaine dont le grand-père immigré portugais vivait dans les Combrailles et qui, elle, est partie à la rencontre d’habitantes du territoire de Marcillat-en-Combraille.

Cette première phase de travail s’est déroulée de novembre 2017 à mai 2018 et inspireront ensuite aux deux écrivain.e.s deux textes originaux qui seront mis en lien et en scène par Carole Thibaut et en musique par Camille Rocailleux, afin de créer à l’automne 2018 Les Bouillonnantes, spectacle texte & musique, sorte de récital musical-rock-poétique, pour deux musicien.ne.s et trois actrices-chanteuses (Nadège Prugnard, Valérie Schwarcz, Carole Thibaut).

 

Note d’écriture #1 : Nadège Prugnard

« Mon chien s’appelle Nietzsche j’écoute les sex pistols et Wagner en même temps je ne vais pas à la messe le dimanche et j’écris du théâtre j’écris sans tabous sans point ni virgule je parle sans frein je parle de la difficulté d’être dans ce monde et de vivre je parle de nous tous des questions qu’on se pose tous je parle de toi et de moi je parle de ce baiser que tu m’as donné hier dans ce café de ta bouche j’en parle je parle aussi de Toto l’Hermite sa moto son cageot son maraud je note les blagues de Pierrot je questionne Marthe et ses cerfs-volants les poèmes ravagés de Roger la colère politique de Jérôme je parle aussi des larmes de Marie-Lou qui se demande comment changer le monde j’écris dans l’à-vif du terrain au sens d’un besoin permanent et urgent de repenser le théâtre son mode de création son rapport aux vivants je parle d’un théâtre que j’invente avec l’histoire de chacun.e…Alors autant dire que quand Carole Thibaut m’a proposée de coécrire les Bouillonnantes avec Koffi Kwahulé, et d’aller à la rencontre des habitant.e.s de Marcillat en Combrailles j’ai immédiatement accepté, il s’agira de questionner la mémoire des habitant.e.s, la terre d’où on vient, le lieu où on va, les souvenirs minuscules, les histoires XXl, les bouts de rêve et les révoltes de chacun… je ne sais pas encore de quoi sera pétri ce texte se ce sera un dialogue, une épopée tragique, une comédie rock, un texte qui fait péter les bretelles des musiciens, mais ce qu’il a de certain c’est que je cherche à te rencontrer je veux l’appel à l’autre y’a quelqu’un ? »

 

Note d’écriture #2 : Koffi Kwahulé

« Faire histoire. Non pas l’histoire proclamée, sanctifiée par les livres, mais celle de son pâté de maisons, de son quartier, de sa ville, l‘histoire vécue. Avec les participantes, construire, par bribes de souvenirs, d’approximations, voire de déformations, l’histoire des lieux dont nous sommes l’objet et le sujet.

De naissance ou de choix. En d’autres termes, accepter la fiction comme partie prenante de l’histoire. Une Histoire du coin de la rue, orale. Créer ensemble un espace de partage par un retour sur soi, en soi.« 

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